Vogalonga 2014

Le 8 juin dernier avait lieu la 40e Vogalongaà Venise. Nous avons fait le déplacement avec deux Yolettes. Merci à Jean pour les deux comptes rendus, à vous de trouver la vérité dans chacun des récits !

Vogalonga 2014, un week-end de rêve à Venise

Un soleil de plomb, une légère brise pour rafraîchir l’atmosphère, une équipe bien coachée par Florence, tout était réuni pour faire de la Vogalonga 2014  un moment inoubliable. Les deux yolettes ont fait la route vendredi tirées par la voiture de Diane accompagnée de Florence. Dès samedi matin, les premiers venus se sont activés pour remonter les portants et bâcher les bateaux. L’expérience des rameurs des années passées qui ont affronté des conditions météorologiques défavorables avec pluie et vent nous avait rendus prudents.Les vagues peuvent être dangereuses et même faire couler les yolettes mal préparées ! Fanny veillait au grain, elle a scotché hermétiquement avec ardeur les bâches toute la matinée. L’équipe était au complet samedi soir, Anaïs, Agnès, Giles et Francis ont rejoint Florence, Diane, Fanny (de Niffer), Philippe (de Niffer), Eric (de Strasbourg) et Jean déjà présents.

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Dimanche matin, à 6 heures, les opérations pouvaient commencer avec la mise à l’eau des yolettes, un exercice périlleux quand il faut les lancer d’un ponton à un mètre au-dessus de l’eau. A 7 heures et demi, les deux bateaux étaient sur l’eau, en route pour San Marco d’où parait la Vogalonga. Au total, 1800 bateaux de toutes sortes étaient au rendez-vous, Canoës, kayaks, dragons, pirogues bateaux vénitiens et bien sûr skifs, yolettes et pointes, avec des équipages de toutes les nationalités. Se faufiler au milieu de cette flottille demandait une certaine dextérité, un barreur attentif et un peu de patience. A 9 heures, le coup d’envoi était donné sous le regard de la foule rassemblée sur les quais de Venise. La densité de bateaux ne permettait pas d’avancer bien vite, car les chenaux sont étroits et les bateaux se gênaient entre eux. Le parcours nous a permis de découvrir la lagune avec ses petites iles plates et herbeuses, Burano avec ses maisons colorées, et Murano avec ses fabriques de verre soufflé,

La randonnée s’est déroulée sous un soleil de plomb du début à la fin. Peu de vent, pas de vagues, l’installation des bâches s’est finalement révélée inutile. Une des yolettes s’est offerte une halte à Burano qui a permis à certaines de boire un pot tranquillement tandis que d’autres se rafraichissaient dans l’eau. L’autre a fait la route d’une traite et a terminé une heure et demi plus tôt ! A l’arrivée pas mal de pagaille pour remonter le grand canal encombré par les bateaux, mais une atmosphère festive, la musique et les applaudissements.

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Vers 3 heures et, tout le monde était rentré après un parcours sans embuche d’environ 40 km au total. Le plus dur restait à faire, remonter les bateaux sur le ponton, ce qui a été possible grâce à l’aide des équipes présentes qui nous ont donné un bon coup de main, les forces étant bien entamées après la randonnée. Nous garderons un excellent souvenir de la Vogalonga 2014 qui s’est déroulée dans les meilleures conditions grâce à l’excellente organisation de Florence.

Un week-end de merde

C’est dejà un miracle que les yolettes soient arrivées à bon port, tirées par une vieille chiotte pourrie qui affichait 230 000 km au compteur. Il a quand même fallu 12 heures pour faire 600 km. Ce n’était qu’un début. A peine arrivés, il a fallu remonter les portants en plein soleil, et ça tapait ! En plus on a dû trimballer à bras les bateaux sur 500 mètres pour les emmener au ponton, comme la moitié de l’équipe de branques manquait, on s’est amusés. Et puis Fanny s’était mis dans la tête d’emballer les bateaux dans du plastique, rapport au risque de vagues submersibles. Elle a collé tellement de scotch qu’il a fallu le décoller au retour à la thérebentine, Anaïs s’est complètement shootée avec en le retirant. Tu parles d’un travail, il y avait pas un poil de vent et les vagues on les a pas vues, la mer était aussi lisse que les fesses de Florence et Anaïs qu’on a pu admirer au moment de l’indispensable séance pipi au milieu de la randonnée.

On a dû le lever à pas d’heure, le soleil était pas levé, pour partir à temps. Bien sûr, les organisateurs ils avaient pas impacté qu’une yolette ça se descend pas d’un ponton au bout du petit doigt. On a ramé avant de commencer à ramer pour les descendre sans se foutre à l’eau. On aurait mieux fait de rester sur le ponton, à peine dans l’eau on a risqué de se faire torpiller par les vaporettos à chaque coin de canal. Et puis c’est le départ. Là pas la peine de ramer, tu peux même plus mettre les rames dans l’eau tellement y’a des bateaux autour de toi.

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Quand ça démarre, c’est l’abordage garanti, il faut balancer ses pelles dans la gueule du voisin pour se faire un passage. A bord, il y en a qui stressent à mort dès qu’on s’approche d’un autre bateau, d’autres ils matent les mecs et les nanas dans l’espoir d’un bon coup, mais tu risques pas d’échanger ton 06 dans la cohue. Et puis avec 1800 bateaux sur l’eau, tu peux toujours courir pour retrouver l’âme sœur au retour.

Les stakanovistes de la randonnée ils se sont pas arrêtés, ils ont tout fait d’une traite. Nous on a préféré s’arrêter pour prendre un bain dans l’eau croupie ou boire un coup au troquet du coin. Le soleil tape tellement que t’as pas le temps de boire que t’as déjà tout évaporé. On arrive une heure et demie plus tard que les autres, et on n’a même pas la médaille. On a failli se cogner avec les Italiens dans la pagaille de l’arrivée et Fanny s’est pris une bouteille dans la gueule gentiment envoyée par un collègue rital. C’est la fraternité des gens de mer !

Mais c’est pas fini, tu crois que t’es arrivé et tu dois te peler de remonter ton bateau sur le ponton. C’est pareil qu’au départ sauf que tes bras c’est comme de la guimauve et tes jambes sont tétanisées et dures comme une b… (je vous laisse le choix des petits points, mais je précise en bandaison).Bon la Vogalonga, si vous voulez essayer, c’est à vous de voir, moi c’est la dernière. Je préfère faire des ronds dans le port de Mulhouse.

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